Visite du Ministère de l’Agriculture colombien au projet pilote «L’Ecole des Jeunes Pousses » au Centre éducatif El Palmar
Au mois de mai, nous sommes allés au Centre Éducatif El Palmar. Le projet pilote avec lequel a commencé l’aventure de Filotopie est déjà entré dans une phase de consolidation de son autonomie.
La visite nous a permis de retrouver les enfants, les enseignants et les parents d’élèves, qui nous avaient préparé une grande surprise.
Patricia Chañorro, leader paysanne et mère engagée pour la cause de l’agroécologie scolaire de Filotopie dans les Montes de María, à El Palmar, a facilité les échanges et la mise en relation lors de la visite d’un fonctionnaire du ministère de l’Agriculture, Andrés Felipe Páez, qui souhaitait découvrir les espaces d’apprentissage ainsi que le processus d’agroécologie développé au sein du centre éducatif.
Les enfants lui ont raconté et lui ont montré toutes les activités qu’ils réalisaient : dans le potager, la pépinière, la zone de compostage, la cuisine et le réfectoire. Ils lui ont expliqué l’impact que ce projet avait sur eux et à quel point ils l’appréciaient. Ils lui ont offert des tomates, du basilic, et l’ont invité à goûter certains produits issus du potager.
Andrés a exprimé sa satisfaction et a manifesté son intérêt pour établir des collaborations futures avec le Centre Éducatif El Palmar, dans le cadre de la politique d’agroécologie dans une perspective de mise en œuvre à l’échelle nationale. Il a également exprimé son souhait de pouvoir compter sur cet important allié dans le territoire.
Nous attendons avec enthousiasme la deuxième phase de cette visite, et nous nous réjouissons de voir que les politiques nationales parviennent à créer des synergies avec un processus aussi précieux pour les communautés rurales que l’agroécologie. Nous espérons qu’il s’agira d’une politique mise en œuvre de manière responsable, et en lien étroit avec la communauté.
Une politique qui, depuis longtemps, est en dette envers celles et ceux qui, avec patience, dévouement et courage, cherchent leur subsistance dans la terre, dans les plantes, dans l’autonomie que procure le fait de pouvoir manger quand on le souhaite, ce que l’on souhaite, avec la saveur caribéenne et l’infinie diversité de nos plantes et forêts. Des espaces qui ont été des refuges de résilience et de protection face aux nombreuses adversités, injustices et inégalités que la population rurale de Colombie a subies et continue de subir.

